Sacré ciboulot

Le printemps est ma saison préférée. Un peu comme la nature, j’ai l’impression de me ranimer princièrement, surtout que dernièrement, j’ai énormément lu, écouter, regarder et appris beaucoup de choses sur moi et les autres. Ces détails là, j’aurais quand même aimé les connaître plus tôt mais après tout, je suis ravie d’être passé par des tonnes de questions sans réponses pendant l’adolescence car à bientôt un quart de siècle, les réponses se bousculent et j’ai l’impression de découvrir la vie (oui je suis très dans la démesure).

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Décrypter son ciboulot est un travail quotidien qui donne souvent du fil à retorde et je pense d’ailleurs que l’on n’a pas assez d’une vie pour tout découvrir sur soi. Peu m’importe parce que depuis quelques temps j’adore plonger dans les profondeurs de mon cerveau et en ressortir avec des petits butins. J’aime bien la métaphore du butin hissé des profondeurs car je me sens un peu comme une exploratrice prête à découvrir les secrets des fonds marins dans ces moments là. Les explorateurs reviennent parfois les mains vides où ce qu’ils remontent à la surface n’est pas toujours joli joli bien sûr. Le butin émerge souvent un peu abimé et quelques éléments se dispersent en chemin mais en tout cas ce butin moi j’apprends à l’estimer car bien qu’il soit coûteux, c’est quelque chose de précieux.

Si je fais un mini saut en arrière, je me visualise (extrêmement bien d’ailleurs) complètement terrorisée et maladroite à l’idée d’aller à la pêche à la vérité et surtout faire face à ce que je ressens vraiment. Si je suis complètement franche, je crois que c’est finalement cette peur de me connaître et de m’accepter avec mes peurs qui m’angoissait réellement.

Pendant longtemps j’ai cherché d’éviter à tout prix de piquer une tête dans mes pensées avec la peur d’en ressortir complètement épuisée et certainement consciente de certaines choses dont je ne voulais pas avoir conscience. Du coup pour éviter de plonger, j’ai peut être trop cherché à me comparer aux autres, j’avais envie d’être « normal », faire et penser les choses comme tout le monde. Je me trouvais bizarre avec toutes mes interrogations et pour les éviter j’ai sûrement trop essayé d’éviter l’ennui, j’ai combattu cet espèce de chose que je voyais comme le voyage direct vers les profondeurs en testant des tonnes de choses, trop de choses qui ne me plaisaient même pas et qui ne me ressemblait pas (ça je l’ai compris bien plus tard). J’ai cherché à donner un sens à ma vie, chercher la passion dans tout ce que j’entreprenais et je me suis trouvée égarée dans plein d’activités, plein de fausses envies, plein de matérialité.

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Aujourd’hui, rien n’a vraiment changé, je me pose encore des tonnes de questions mais disons que je les règle avec philosophie, sans en avoir peur. Je ne rumine plus, je fonce direct au fin fond de mon ciboulot pour comprendre ce qu’il m’arrive. Je choisi les activités dont j’ai envie, les objets qui pourront m’être vraiment utiles, les amitiés qui sont les plus sincères. J’ai aussi compris qu’il n’y avait pas de normalité, que beaucoup de monde s’interroge sur soi-même. Grâce à mes lectures, mes rencontres, mes voyages, j’évolue, je change et je me construit en fonction de ce que je possède déjà intérieurement et ce que je découvre. Même si j’envie toujours un peu les gens moins pensifs que moi, chaque butin que je remonte des profondeurs me pousse à être encore plus curieuse et agir encore mieux en fonction de ce que j’apprends.

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1 réflexion sur « Sacré ciboulot »

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