Les choix

Il y 2 mois, j’ai trouvé du travail et j’ai donc dû déménager dans une autre ville loin de mes parents, de mon copain, de mes amis, de mon fromage préféré, de mes poules et de mon fauteuil fétiche. En 5 ans, j’ai déménagé seule dans quatre villes différentes. Je pensais être assez forte pour pouvoir gérer ce nouveau changement. Je me pensais capable de re-re-re-re-re démarrer encore une fois de nouvelles amitiés et de nouvelles habitudes mais finalement non c’est loupé pour cette fois.

Avant de partir, j’avais quelques doutes mais j’étais aussi pleine d’assurance. J’étais persuadée que ce nouveau démarrage allait être chouette.

  • D’un point de vue professionnel d’abord, cette grande entreprise me donnait l’opportunité de poursuivre une jolie carrière avec des avantages plutôt dingues et un salaire pas piqué des hannetons.
  • D’un point de vue personnel, même si je m’éloignais de mes proches j’étais convaincue que le soleil et la chaleur du Sud allaient me permettre de remonter un peu mon seuil de bonne humeur qui dépend (malheureusement beaucoup trop) du soleil.

Mais quand j’ai posé ma valise de 25 kilos dans mon appart hôtel, j’ai pleuré comme une madeleine.

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Le scénario que j’avais imaginé avant de partir était peut être cinématographiquement plus proche de l’Auberge Espagnole que de Seul au monde mais bon malheureusement la réalité en a dit autrement.

Non seulement j’étais très seule le soir mais je me sentais aussi seule au travail. J’ai été déçue et même blasée de l’entreprise dans laquelle on t’offre tout sur un beau plateau d’argent mais dans laquelle je n’ai pas flairé d’esprit d’équipe. L’image que je me faisais de cet horizon professionnel a beaucoup vacillé et le fait qu’il fasse un temps pourri pendant un mois n’a pas non plus fait pencher la balance.

À petite dose, être seule ne me dérange pas mais dans cette situation j’avais l’impression d’être la seule candidate d’un Koh-Lanta sans son Denis Brogniart et je me voyais déjà chercher le collier d’immunité toute ma vie.

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Comme je lis ou écoute pas mal de choses sur le développement personnel, j’avais une petite idée de ce qu’il m’arrivait et que ces émotions désagréables étaient uniquement créées par mon esprit malgré des circonstances assez neutres (oui il y a bien pire dans la vie). Même si j’essayais de positiver, j’ai finalement compris que rien ne me forçait à rester dans une situation qui ne me convenait pas et j’ai aussi compris que je n’avais pas envie de recommencer ma vie, de me refaire des amis où encore d’avoir une relation à distance avec mon copain.

Quelques petits indices en disaient déjà long sur mes craintes. Je n’ai pas loué d’appartement à mon arrivée pour ne pas avoir de préavis en cas de départ anticipé et je ne me suis inscrite à aucune activité. Pas folle la guêpe ! Cette insécurité dans ce nouvel écosystème à commencé à me faire carrément angoisser et malheureusement c’est un drôle de cercle vicieux qui se met en place et qu’on a du mal à quitter.

pas d’appétit > fatigue > vertiges > nausées > pas d’appétit > fatigue > vertiges > nausées et hop ça recommence…

Comme je suis capable de mesurer mon taux de bonheur grâce à mon degré de satiété (ça c’est quand même la classe), je savais que quelque chose clochait et qu’il fallait que j’arrive enfin à manger autre chose qu’une dizaine de pommes de terres surgelées et un perle de lait à la vanille en 24h.

J’ai retourné toute la situation et j’en ai conclu qu’être épanouie personnellement m’offrait plus d’avantages que ceux d’une grosse boîte. J’ai donc décidé de prendre la poudre d’escampette et heureusement pour moi je n’ai pas mis longtemps à trouver une opportunité sur Paris (là où tout mon monde m’attends). Le plus dur dans tout ça, c’était surtout d’assumer mon choix et d’accepter de m’être trompé de décision en venant ici. Je flippais à l’idée d’être à contre courant de ce que les gens pensent et de voir mon départ comme un échec. J’ai bien heureusement beaucoup de chances d’avoir des proches qui n’arrivent peut être pas complètement à me suivre vu la vitesse où ça change mais qui ne me jugent pas et ça c’est la classe aussi.

Finalement, moi qui pensait que cette expérience allait m’anéantir, elle m’a beaucoup instruite et m’a révélé les efforts sur lesquels je dois encore travailler :

  • Apprendre à être patiente
  • S’en foutre encore plus de ce que les autres peuvent penser
  • Arrêter de croire que c’est mieux dans les grandes entreprises
  • Et arrêter de croire qu’il fait toujours beau dans le Sud Ouest

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