A la recherche du stylo parfait

Si il y a bien une chose que j’aime faire depuis toujours, c’est écrire. Je ne parle pas d’écrire sur l’ordinateur ou d’écrire des sms mais rédiger avec un bon stylo et une belle feuille. Quand j’étais petite, j’étais un peu obsédée par les stylos. J’avais fini par en accumuler des tonnes et mes parents me demandaient souvent ce que je faisais de toute cette collection. Cette interrogation que je trouvais un peu bête à l’époque, je me la suis posé des années plus tard quand je suis parti étudier à l’étranger et que je ne pouvais pas emporter tous mes stylos préférés. En fait, ces stylos ne me servent pas seulement à écrire mais ils font carrément parti de mon quotidien, ils m’accompagnent. Même si je ne les utilise pas tous les jours, je sais qu’ils sont là si j’en ai besoin et qu’à tout moment en fonction de mon humeur, je choisirais le meilleur pour l’occasion. Une liste de courses, quelques idées de création, une pensée, un croquis, un gribouillage, ce que je dois faire le lendemain… J’ai toujours aimé l’idée d’écrire sur un beau carnet et je pense que c’est comme le sport, j’aime l’idée d’en faire plus que de le faire réellement. Je ne suis pas toujours inspirée et quelque part, c’est comme si rien qu’en prenant un stylo et un carnet, j’allais le devenir et que tout irait mieux. Malgré WordPress, Facebook et mon téléphone, je continue d’apprécier les beaux carnets, les beaux papiers et les bons stylos qui donnent envie d’écrire. Je rêve de trouver le stylo parfait, celui qui ne me quittera jamais, toujours dans mon sac où au coin de mon bureau, le seul et l’unique qui aura eu raison des milliers d’autres stylos que j’aurais testé. Je ne l’ai pas encore trouvé ce stylo parfait mais je cherche encore.

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Qu’est-ce que j’apprends des séries ?

Oui parce qu’on regarde tous des séries et qu’elles sont là pour nous apprendre avant tout des choses de la vie avant d’être un pauvre hashtag (#chill).

Sense8 : La tolérance

Le début de la série est assez lent et certaines situations sont une miette (grosse miette quand même) tirées par les cheveux… Mais l’idée c’est qu’on est tous bien différents mais que cela n’empêche pas de se respecter et de s’aimer. Chaque individu réagit différemment à une situation et être bien entouré est sensiblement la meilleure des choses qui puisse arriver (même si tu ne le soupçonne pas). À travers les sentiments qu’on traverse TOUS, on comprend qu’on ne peut pas combattre ce qu’on ne peux pas changer chez l’autre ou chez soi.

Desperate Housewives : Tout le monde à l’air

Les femmes au foyer désespérées de Wisteria Lane m’ont beaucoup appris, mais surtout elles m’ont rassuré tout au long de mon adolescence et même encore maintenant. Rassurée sur le fait que tout le monde a ses secrets et tout le monde veut bien paraître devant tout le monde. La réalité des choses n’est pas toujours celle à laquelle on s’attend et il ne faut jamais juger quand on ne connait pas. Et ne jamais se fier aux apparences, pas vrai Mme Van de Kamp ?

The Big Bang Theory : Il n’y a pas que la beauté qui compte

Quand tu regardes Vampire Diaries, Newport Beach, Gossip Girl où même True Blood, t’es un peu aveuglé par tous ces bellâtres et jalouse de toutes ces filles qui fricotent avec. Je me souviens que plus jeune, ça m’arrivait de regarder une série juste parce que je trouvais UN mec dedans ultra canon, même si je ne comprenais rien à la série ou au film. Heureusement, je ne suis (presque) plus tatillon sur la cargaison et oui ça m’arrive d’aimer des séries avec des pas trop beaux, parce que j’ai appris grâce à BBT qu’il y a bien d’autres qualités que la beauté vois-tu.

Vampire Diaries : Tu peux aimer beaucoup au moins deux fois

Mon idéale féminin, celle que je rêve d’épouser secrètement c’est Nina Dobrev ou Elena Gilbert dans Vampire Diaries. Je suis ultra fan de cette série et même si je l’ai regardé avant tout parce que tout le monde est beau (la honte), j’ai capté qu’on pouvais aimer plusieurs personnes, à des périodes différentes de sa vie. En fait ça m’a surtout pas mal aidé lorsque mon ex m’a lâché où quand c’est moi qui lâchait la barque. Je me disais juste grâce à Elena et ses acolytes que c’était possible d’aimer très fort plusieurs fois.

13 reasons why : L’importance de communiquer

Bon, même si selon moi on a oublié tout le côté psychologique du suicide pour montrer une Hannah « gentiment » un peu perdue dans sa vie, j’ai retenu de ces 13 épisodes, ces 13 cassettes dans lesquelles Hannah justifie son suicide, un seul mot : La communication. Quand il t’arrive un truc, qu’il soit plutôt positif ou carrément nul, c’est important d’en parler et de s’exprimer pour éviter ce trop plein d’émotions ingérables par la suite.

À très vite !

Mes 12 commandements

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En ce moment je lis un bouquin qui s’appelle The Happiness Project.

Loin des livres lourdement insignifiants où l’on te parle de recette miracle du genre « Comment trouver le bonheur en 3 semaines« , Gretchen Rubin, l’auteur de ce beau projet nous livre son propre chemin à travers 12 mois, 12 thèmes et 12 commandements sur lesquels elle a décidé de se questionner et se challenger. Le titre est assez explicite sur les intentions de l’auteur en ce qui concerne « le bonheur » mais loin des ficelles un peu farfelues qu’on nous fait gober chaque jour (Boire 2 cafés par jour augmenterait votre bonheur, mais oui bien sûr), elle nous présente des clefs qui sont pour le coup vraiment utiles et auxquelles nous pouvons tous nous identifier et nous challenger. Chaque mois, Gretchen travaille sur une thématique qu’elle a choisi (loisir, travaille, énergie, vie de couple…) et pour le coup ça m’a vraiment donné envie de faire ma propre exploration.

Petit à petit je construis donc mon propre mantra regroupant 12 commandements que j’espère avoir en tête tout au long de l’année et de ma vie après tout. Je n’aime pas bien le concept des To-Do Lists car j’ai beaucoup trop l’impression d’échouer si je ne raye pas tous les éléments de ma liste. C’est trop de pression et on sait bien à quel point nos vies sont déjà trop mêlées d’exigences et d’influences. Etre parfaite au travail, à la maison, aux fourneaux, au lit etc… Même Bree Van de Camp nous a bien informé que c’est impossible d’être parfait, même si les réseaux sociaux nous font « paraître » parfaits.

Ces petits commandements ne sont pas des contraintes mais elles m’accompagnent toujours dans un coin de la tête, lorsque je travaille, quand je passe du temps avec ma famille où mes amis où tout simplement lorsque je suis en tête à tête avec moi même. Peu importe les choses que j’ai à faire, à dire, à penser, j’essaie de toujours m’y référer avant d’agir. Au début c’est pas simple car ça cogite là dedans, faut pas croire. C’est comme lorsque tu débutes au piano, tu ne retiens pas les notes, tu n’as pas tout le temps le même tempo et tu te trompes souvent dans les accords. Plus tu t’entraînes, plus tu progresses et moins ça te demande d’effort pour créer une mélodie. C’est pareil pour ces commandements, plus tu te les répètes, plus tu les stimules, plus tu les assimiles jusqu’à les avoir dans la peau. Il faut s’armer de patience. Il s’agit aussi de prendre le temps de se connaître et s’examiner pour composer ses propres petites recommandations et être au plus près de qui l’on veut vraiment être.

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Et vous, quels sont vos propres commandements ?

Adulescence

J’en ai mangé des livres de développement personnel depuis l’adulescence, ce moment que j’appelle ainsi à cause de l’infime et surtout infâme frontière entre l’adolescence et l’âge adulte. Ce moment où tu commences à te poser bien des questions. Dans tous les bouquins que j’ai pu lire, où même des articles sur les blogs, les gens évoquait toujours leur propre négativité comme vecteur de négativité autour d’eux. J’y croyais pas trop à l’époque, je pensais surtout que l’être humain était scotché à sa poisse où à sa chance, un peu comme au loto quoi. En fait, depuis que mon cerveau se la joue un petit peu plus adulte qu’ado et que j’ai décidé de moins râler, je me suis aperçu que c’était pas vraiment le tirage au sort de la vie qui faisait de moi quelqu’un de positif. C’est le fait d’être déterminé à ne plus stagner dans la négativité, tout simplement. Bon, c’est pas facile tous les jours de la combattre tu t’en doutes. Tu peux le voir sur l’illustration que j’ai faite, mon petit démon improductif est toujours là des fois. Surtout quand j’ai mes règles.

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Je pensais avoir côtoyé pas mal de gens négatifs mais avec le recul, je me dis que c’était peut être moi qui ne ressentait que leur négativité et qui en retour les contaminait. La négativité c’est contagieux et c’est dur de lui faire la guerre. Aujourd’hui je suis d’avantage entourée de positivité. En fait ce n’est pas le bon mot « entouré ». La bonne phrase serait plutôt : Aujourd’hui, je remarque d’avantage les petites choses positives qui m’entourent. Et en plus je m’en nourris pour combattre les circonstances plus négatives, si c’est pas beau ça… C’est vrai, dès le moment où tu apprends à reconnaître l’éventualité d’une sphère meilleure dans toutes les situations du quotidien, tu prends la vie avec plus de légèreté. Ça ne veut pas dire que tu réfléchis plus mais que tu réfléchis mieux.

Se cacher derrière sa négativité c’est facile. Être positif, ça demande pas mal d’énergie, surtout quand t’as le moral dans les chaussettes. Contre le mental qui flanche, Lorie a trouvé le remède miracle et désormais je m’efforce de suivre ses pas dans la positive attitude.

L’appareil photo jetable

Tout le monde né avant la fin des années 90 se souvient d’avoir utilisé au moins une fois dans sa vie un appareil photo jetable. Quand tu partais en voyage en étant petit, tes parents t’achetaient sûrement un jetable dans un supermarché et tu avais la lourde tâche de pas louper toutes les photos pour les montrer à tout le monde après. Tous rattrapés par le numérique, les reflex puis par la nouvelle mode des instantanés, je remarque que très peu de personnes utilisent encore le jetable. Spécimen bien à part, je l’utilise encore et je l’aime de toutes mes forces.

Tout ceux qui me côtoient me demandent pourquoi je continue d’utiliser ce petit appareil et j’aime bien m’expliquer sur celui que j’imagine malheureusement voué à la mort d’ici quelques années. J’ai appris qu’il n’y avait plus qu’un centre de développement en France, c’est dire si la mort est proche. Mais bon, je m’accroche et j’en profite.

D’abord, j’aime le temps qui s’écoule entre le moment ou j’ai pris la photo et le moment ou je vais chercher mes développements. Je suis tellement heureuse d’emmener mes pellicules que j’ai appris à être patiente et mieux apprécier les images que je capture. J’ai souvent de bonnes surprises mais des fois je me demande vraiment qu’est-ce qui m’as pris de prendre cette photo… Au quotidien, comme en vacances j’aime avoir au moins un jetable sur moi car j’ai l’impression que ce sont des moments d’avantage spontanés et uniques que je vais avoir envie de photographier.

Ensuite, je n’aime plus m’encombrer avec mon reflex, plusieurs objectifs, mon instantané et ma GoPro, du coup je choisi à tous les coups le jetable car il est léger, on peut le glisser dans la poche et en plus je n’ai jamais peur de l’abîmer. Il est facile à utiliser et je ne fais plus patienter mon mec à savoir si c’est bien cadré, si il y a assez de lumière où si la mise au point est bonne. J’appuie et on verra bien. Avec lui, je n’ai pas envie de faire de belles photos, ni de les comparer entre elles, j’ai juste envie d’immortaliser un moment unique grâce à un seul petit clique. Le jetable, je trouve, donne un côté plus artistique et authentique à la photo car elle n’a pas besoin de retouche pour être jolie.

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Relaxée dans les transports

Je voue un sacré culte aux trajets dans les transports. À la différence des clichés « c’est quand qu’on arrive ? » ou des parents qui inventent toutes sortes de jeux pour faire passer le temps plus vite aux enfants, j’ai la plupart du temps trouvé que les trajets m’étaient mentalement bénéfiques. Je suis aussi consciente que dans le métro aux heures de pointe c’est pas la même histoire. Je me considère chanceuse de ce point de vue là car en Province les transports sont assez propices au calme.

J’ai pas mal écouté les gens se confier sur leurs propres tactiques pour méditer ou lu des bouquins de développement personnel qui tentent de t’apprendre comment faire. J’ai essayé en vain, de m’y mettre, pour me sentir plus zen, sans comprendre réellement ce que ça voulait dire. Que ce soit avec des applications dédiées, un coussin de relaxation, allongée dans mon lit ou assise sur un rocher au sommet d’une montagne, j’y arrivais pas. J’ai essayé de laisser venir mes pensées et mes émotions, histoire de les accepter, mais j’ai surtout eu l’impression qu’il se passe des choses autour de moi dont je ne peux pas faire abstraction. Un bruit, un besoin, un mouvement, une envie, une tâche oubliée, une poussière, un insecte… Un maudit détail va subitement se mettre à m’obséder. Du coup, j’ai lâché l’affaire depuis.

C’est très récemment que je me suis rendu compte qu’en train, en avion, en voiture, en vélo, en bus, en bateau ou en moto, peu importe le moyen de transport en fait, j’arrive à me relaxer. Il n’est pas vraiment question de sensation physique car je n’essaie pas de parcourir mes sensations corporelles à la loupe mais je laisse plutôt aller mon cerveau à rembobiner automatiquement une multitude d’instants de ma vie pour mieux comprendre les émotions que j’ai pu ressentir.

C’est ce perpétuel mouvement autour de moi, tantôt lent ou rapide en train, élevé et insaisissable en avion où répétitif en bateau qui me permet de penser à tout et n’importe quoi sans pour autant que je sois obsédée par l’une d’entre elle au point de sentir l’anxiété montée. C’est un moyen de transport qui m’emmène à une autre destination mais qui aussi me fait voyager dans mon propre cerveau. Le nez collé à la vitre de la voiture ou les cheveux au vent sur un vélo, voyager dans les transports me fait prendre conscience de certaines choses où me permet de me défaire de certaines pensées envahissantes et finalement font de moi quelqu’un de plus détendue.

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La rentrée

 

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Cette semaine, c’était ma rentrée. Le 15 septembre, j’ai dit au revoir à mes collègues préférées, la Savoie et mon appart pour un nouvel épisode Jurassien en compagnie de mes parents. De retour le temps de trouver un autre job, moins ennuyeux que le précédent, le temps aussi de me chercher, de prendre du temps pour faire des choses qui me plaisent et de rien faire aussi.

Je crois que je n’ai pas toujours aimé la rentrée. Au collège je la haïssait, pour moi c’était trop de pression sociale, fallait s’habiller à la mode pour être écarté du club des pitoyables, limite s’habiller comme une te-pu pour faire partie du club des beautés, genre le string qui dépasse et le petit bijou sur la dent. C’était un peu n’importe quoi quand j’y repense. J’ai fais des progrès la dessus, quand j’étais au collège je jugeait énormément les gens sur leur façon de s’habiller. Ça ne m’empêchait pas de leur parler, au contraire, je me rassurait à leurs côtés, loin de l’influence je pouvais être moi en entier, mal maquillée ou mal sapée ils s’en fichaient. Je les taquinais un peu parce que j’aime bien ça, encore maintenant. Ça rapproche l’agacerie. Je me moquais mais gentiment et je crois que ça ne les dérangeait pas, en tout cas ils avaient l’air de bien m’aimer. Je faisais ami/ami avec tout le monde parce que je voulais réunir les gens après, j’aime bien que les gens s’entendent bien, je préfère que tout le monde rigole et que tout le monde s’aime. Je crois que j’étais un peu Suisse, un peu neutre à ce moment de ma vie. Je me cherchais un peu mais je suis contente de pas m’être donné d’étiquette et d’être passé outre les étiquettes des autres.

Au lycée, je crois que je me la pétais clairement mais sans que ça se voit d’trop. C’était l’époque où je buvais les paroles des BB Brunes, calé sur les genoux de mon mec de l’époque, guitariste dans le seul groupe de « Rock » du village, une Marlboro Light entre l’index et le majeur, un peu comme dans LOL tu vois, le cliché. Je me la pétais parce que toutes les filles n’en pouvaient plus de mon mec, elles étaient toutes à ses pieds comme des groupies. Moi je me réjouissait de sortir avec le type le plus branchouille du coin, je me croyais la plus chanceuse tsé. J’ai quand même fais deux rentrées accompagnées de ce gaillard et un jour, j’ai plus eu envie d’être en couple. En fait je pouvais même plus me supporter moi. On dit qu’il faut s’aimer avant de pouvoir aimer quelqu’un. Alors je l’ai quitté, parce que je pensais bêtement que c’était lui qui était à l’origine de cette espèce d’angoisse. Ma dernière rentrée au lycée fut donc la pire de toute ma scolarité.

Mes rentrées à la fac, je m’en souviens pas trop mis à part la première et la dernière. Je me rappelle que j’ai rencontré un tas de personnes bien trop cool comparé au lycée. J’ai fais trois universités en tout, donc une que j’ai abandonné au bout de quinze jours parce que je crois que je trouvais les gens pas assez intéressants. Mon année à Québec c’était la plus belle des rentrées, j’étais bien et juste contente parce que tout était vraiment nouveau et c’est ça qui me plait le plus quand j’y repense. Quand on devient adulte, on s’en fout un peu et on te parle plus trop d’elle, à part quand t’as des gosses ou si t’es prof. Pourtant, encore aujourd’hui je crois que c’est pas en janvier que j’aime qu’il y ait du changement mais en septembre. Ptetre parce que je veux conserver l’ado qui sommeil en moi et continuer à penser que je peux changer de job comme de potes au collège, en croyant à chaque fois que ça va rester tout beau tout neuf comme au jour de rentrée. Sauf que non, dans le monde adulte tu comprends qu’après la rentrée, ben c’est la routine. Je crois que je suis pas encore trop capable d’assumer ça, c’est ptetre pour ça que je suis de retour chez mes parents.