Adulescence

J’en ai mangé des livres de développement personnel depuis l’adulescence, ce moment que j’appelle ainsi à cause de l’infime et surtout infâme frontière entre l’adolescence et l’âge adulte. Ce moment où tu commences à te poser bien des questions. Dans tous les bouquins que j’ai pu lire, où même des articles sur les blogs, les gens évoquait toujours leur propre négativité comme vecteur de négativité autour d’eux. J’y croyais pas trop à l’époque, je pensais surtout que l’être humain était scotché à sa poisse où à sa chance, un peu comme au loto quoi. En fait, depuis que mon cerveau se la joue un petit peu plus adulte qu’ado et que j’ai décidé de moins râler, je me suis aperçu que c’était pas vraiment le tirage au sort de la vie qui faisait de moi quelqu’un de positif. C’est le fait d’être déterminé à ne plus stagner dans la négativité, tout simplement. Bon, c’est pas facile tous les jours de la combattre tu t’en doutes. Tu peux le voir sur l’illustration que j’ai faite, mon petit démon improductif est toujours là des fois. Surtout quand j’ai mes règles.

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Je pensais avoir côtoyé pas mal de gens négatifs mais avec le recul, je me dis que c’était peut être moi qui ne ressentait que leur négativité et qui en retour les contaminait. La négativité c’est contagieux et c’est dur de lui faire la guerre. Aujourd’hui je suis d’avantage entourée de positivité. En fait ce n’est pas le bon mot « entouré ». La bonne phrase serait plutôt : Aujourd’hui, je remarque d’avantage les petites choses positives qui m’entourent. Et en plus je m’en nourris pour combattre les circonstances plus négatives, si c’est pas beau ça… C’est vrai, dès le moment où tu apprends à reconnaître l’éventualité d’une sphère meilleure dans toutes les situations du quotidien, tu prends la vie avec plus de légèreté. Ça ne veut pas dire que tu réfléchis plus mais que tu réfléchis mieux.

Se cacher derrière sa négativité c’est facile. Être positif, ça demande pas mal d’énergie, surtout quand t’as le moral dans les chaussettes. Contre le mental qui flanche, Lorie a trouvé le remède miracle et désormais je m’efforce de suivre ses pas dans la positive attitude.

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Relaxée dans les transports

Je voue un sacré culte aux trajets dans les transports. À la différence des clichés « c’est quand qu’on arrive ? » ou des parents qui inventent toutes sortes de jeux pour faire passer le temps plus vite aux enfants, j’ai la plupart du temps trouvé que les trajets m’étaient mentalement bénéfiques. Je suis aussi consciente que dans le métro aux heures de pointe c’est pas la même histoire. Je me considère chanceuse de ce point de vue là car en Province les transports sont assez propices au calme.

J’ai pas mal écouté les gens se confier sur leurs propres tactiques pour méditer ou lu des bouquins de développement personnel qui tentent de t’apprendre comment faire. J’ai essayé en vain, de m’y mettre, pour me sentir plus zen, sans comprendre réellement ce que ça voulait dire. Que ce soit avec des applications dédiées, un coussin de relaxation, allongée dans mon lit ou assise sur un rocher au sommet d’une montagne, j’y arrivais pas. J’ai essayé de laisser venir mes pensées et mes émotions, histoire de les accepter, mais j’ai surtout eu l’impression qu’il se passe des choses autour de moi dont je ne peux pas faire abstraction. Un bruit, un besoin, un mouvement, une envie, une tâche oubliée, une poussière, un insecte… Un maudit détail va subitement se mettre à m’obséder. Du coup, j’ai lâché l’affaire depuis.

C’est très récemment que je me suis rendu compte qu’en train, en avion, en voiture, en vélo, en bus, en bateau ou en moto, peu importe le moyen de transport en fait, j’arrive à me relaxer. Il n’est pas vraiment question de sensation physique car je n’essaie pas de parcourir mes sensations corporelles à la loupe mais je laisse plutôt aller mon cerveau à rembobiner automatiquement une multitude d’instants de ma vie pour mieux comprendre les émotions que j’ai pu ressentir.

C’est ce perpétuel mouvement autour de moi, tantôt lent ou rapide en train, élevé et insaisissable en avion où répétitif en bateau qui me permet de penser à tout et n’importe quoi sans pour autant que je sois obsédée par l’une d’entre elle au point de sentir l’anxiété montée. C’est un moyen de transport qui m’emmène à une autre destination mais qui aussi me fait voyager dans mon propre cerveau. Le nez collé à la vitre de la voiture ou les cheveux au vent sur un vélo, voyager dans les transports me fait prendre conscience de certaines choses où me permet de me défaire de certaines pensées envahissantes et finalement font de moi quelqu’un de plus détendue.

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La rentrée

 

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Cette semaine, c’était ma rentrée. Le 15 septembre, j’ai dit au revoir à mes collègues préférées, la Savoie et mon appart pour un nouvel épisode Jurassien en compagnie de mes parents. De retour le temps de trouver un autre job, moins ennuyeux que le précédent, le temps aussi de me chercher, de prendre du temps pour faire des choses qui me plaisent et de rien faire aussi.

Je crois que je n’ai pas toujours aimé la rentrée. Au collège je la haïssait, pour moi c’était trop de pression sociale, fallait s’habiller à la mode pour être écarté du club des pitoyables, limite s’habiller comme une te-pu pour faire partie du club des beautés, genre le string qui dépasse et le petit bijou sur la dent. C’était un peu n’importe quoi quand j’y repense. J’ai fais des progrès la dessus, quand j’étais au collège je jugeait énormément les gens sur leur façon de s’habiller. Ça ne m’empêchait pas de leur parler, au contraire, je me rassurait à leurs côtés, loin de l’influence je pouvais être moi en entier, mal maquillée ou mal sapée ils s’en fichaient. Je les taquinais un peu parce que j’aime bien ça, encore maintenant. Ça rapproche l’agacerie. Je me moquais mais gentiment et je crois que ça ne les dérangeait pas, en tout cas ils avaient l’air de bien m’aimer. Je faisais ami/ami avec tout le monde parce que je voulais réunir les gens après, j’aime bien que les gens s’entendent bien, je préfère que tout le monde rigole et que tout le monde s’aime. Je crois que j’étais un peu Suisse, un peu neutre à ce moment de ma vie. Je me cherchais un peu mais je suis contente de pas m’être donné d’étiquette et d’être passé outre les étiquettes des autres.

Au lycée, je crois que je me la pétais clairement mais sans que ça se voit d’trop. C’était l’époque où je buvais les paroles des BB Brunes, calé sur les genoux de mon mec de l’époque, guitariste dans le seul groupe de « Rock » du village, une Marlboro Light entre l’index et le majeur, un peu comme dans LOL tu vois, le cliché. Je me la pétais parce que toutes les filles n’en pouvaient plus de mon mec, elles étaient toutes à ses pieds comme des groupies. Moi je me réjouissait de sortir avec le type le plus branchouille du coin, je me croyais la plus chanceuse tsé. J’ai quand même fais deux rentrées accompagnées de ce gaillard et un jour, j’ai plus eu envie d’être en couple. En fait je pouvais même plus me supporter moi. On dit qu’il faut s’aimer avant de pouvoir aimer quelqu’un. Alors je l’ai quitté, parce que je pensais bêtement que c’était lui qui était à l’origine de cette espèce d’angoisse. Ma dernière rentrée au lycée fut donc la pire de toute ma scolarité.

Mes rentrées à la fac, je m’en souviens pas trop mis à part la première et la dernière. Je me rappelle que j’ai rencontré un tas de personnes bien trop cool comparé au lycée. J’ai fais trois universités en tout, donc une que j’ai abandonné au bout de quinze jours parce que je crois que je trouvais les gens pas assez intéressants. Mon année à Québec c’était la plus belle des rentrées, j’étais bien et juste contente parce que tout était vraiment nouveau et c’est ça qui me plait le plus quand j’y repense. Quand on devient adulte, on s’en fout un peu et on te parle plus trop d’elle, à part quand t’as des gosses ou si t’es prof. Pourtant, encore aujourd’hui je crois que c’est pas en janvier que j’aime qu’il y ait du changement mais en septembre. Ptetre parce que je veux conserver l’ado qui sommeil en moi et continuer à penser que je peux changer de job comme de potes au collège, en croyant à chaque fois que ça va rester tout beau tout neuf comme au jour de rentrée. Sauf que non, dans le monde adulte tu comprends qu’après la rentrée, ben c’est la routine. Je crois que je suis pas encore trop capable d’assumer ça, c’est ptetre pour ça que je suis de retour chez mes parents.

Volontés d’été

L’été reste de loin une de mes saisons préférées avec le printemps : du soleil, de la légèreté, plein de fruits et légumes, de la chaleur et la possibilité de passer ces week-ends dans les lacs avec l’excuse des 30° pour ne rien faire. L’été, je fais beaucoup plus de projets qu’en début d’année parce que j’ai l’impression de renaître à cette période. L’hiver me rend souvent toute triste, morose ou nostalgique, un peu comme le temps. Au printemps je recommence à prendre du poil de la bête pour être au top en été. Voici donc quelques unes des énergies que je déploie à l’arrivée de l’été !

 

Faire du sport en plein air

Les beaux jours me donnent envie de sortir, d’aller me balader et d’aller dans l’eau. Je n’aime pas trop rester allongée sur la plage et comme il y a beaucoup de lacs où de rivières à proximité de chez moi j’en profite pour faire du paddle et un peu de canoë le week-end. C’est tellement relaxant de se retrouver au milieu d’un lac avec uniquement le bruit de l’eau et du vent.

 

Faire plus de jardin

J’ai désormais quelques petites plantations sur mon balcon : plusieurs fraisiers, un framboisier et un plant de tomate. Mon objectif est dans un premier temps de les garder en vie et ensuite de les chouchouter pour qu’elles me fassent quelques petits fruits. Les framboises et les fraises ont déjà donné quelques fruits, je n’attends plus que la tomate !

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Vivre plus lentement

J’ai tendance à prévoir plein de choses, faire le maximum de projets possibles quitte à être carrément déçu lorsqu’ils ne se font pas où les annuler au dernier moment. Je déteste m’ennuyer, il faut toujours que je sois en train de faire ou planifier quelque chose et mon objectif avant fin 2017 c’est d’arriver à vivre plus lentement et apprécier lire un bouquin sur ma terrasse, prendre le temps de manger, de marcher, de contempler les détails…

 

Me remettre au chant et à la guitare

Je me suis racheté une guitare dernièrement et un de mes passe temps favoris quand j’étais au lycée c’était de composer des chansons et les chanter accompagnée de ma guitare. Je m’y remet tout doucement et c’est une activité qui me détend beaucoup et m’aide aussi à extérioriser ce que je ressens. Il faudrait que je prenne confiance en moi pour arriver à jouer devant mon copain mais pour l’instant c’est une chose que j’aime faire seule, c’est un peu mon petit repère personnel.

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Faire plus de photo

J’ai un peu abandonné la photo depuis que je travaille et j’ai de plus en plus envie de m’y remettre sérieusement. J’ai la possibilité d’emprunter de très bons appareils au boulot et en plus, le blog me donne envie de m’y remettre sérieusement alors cet été, je photographie !

 

Dessiner plus

Ca fait un bon de temps que je ne dessine plus trop alors que c’était ma passion quand j’étais plus jeune. Les études, le travail n’aident pas à conserver cette petite routine que j’avais alors cet été, je me suis dit que j’allais m’y remettre tout doucement.

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