La randonnée du dimanche

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Le soleil est de nouveau là en Savoie, et la motivation aussi. Nous avons enfilé les chaussures de montagne pour nous hisser à 2517 mètres d’altitude, au milieu des lacs, des hauts sommets et des marmottes !

Malgré mes coups de soleil, nous n’avons pas eu trop chaud en haut. Mais les 15km – 900m de dénivelé – 23600 pas enregistrés par Google Fit nous ont bien réchauffé quand même. Le paysage était grandiose et la nature ne déçoit jamais !

Nous avons mangé au Lac des Vaches, avant de monter au col et la particularité de ce lac c’est que l’on peut le traverser sur un petit chemin de pierres. Il n’y a plus beaucoup d’eau mais par contre il y a tellement d’argile au sol, c’est impressionnant. Les marmottes ne sont pas farouches, elles ont l’air plutôt habituées aux passages bruyants des humains. C’était la première fois que j’en voyais d’aussi près et c’est vraiment trop mignon.

 

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La nature, délicieuse thérapie

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D’aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours traversé des périodes de bien-être intense comme des phases de tourments profonds. Dans les deux cas, c’est toujours d’une extreme intensité que je vis ces transitions. Ces passages, c’est toujours en pleine nature que j’apprécie les vivre, loin des hommes, des transformations des hommes et plus proche du monde physique qui constitue notre réalité.

J’ai toujours eu peur de devenir folle, je me pose beaucoup de questions. Je me pose des questions sur la vie, je m’interroge sur mon propre fonctionnement, celui des autres, celui des plantes ou des animaux et aussi celui de l’univers en général. Mon cerveau ne s’arrête jamais, sans cesse en activité. Comme un volcan qui entre en éruption, mes questions deviennent trop présentes, trop assourdissantes et angoissantes et ma conscience est incapable de prendre le dessus sur elles. Ma conscience c’est un peu comme la Terre, elle subit cette nature vrombissante, ces pensées envahissantes.

Je ne suis pas de nature négative, j’ai beaucoup d’empathie. Lorsque mes collègues sont énervés, que mes parents sont un peu tristes où que mon copain est nerveux je le ressens. Je ressens les émotions des autres et je ne peux pas m’empêcher de les vivre. Je comprends les émotions des gens sauf que je ne peux pas m’en débarrasser, je les garde enfoui au fond de moi et je les peint sur ma propre réalité. Je me confond tellement avec les autres que cette empathie qui me ronge tellement, me pousse à m’éloigner des personnes néfastes, même si je les aime.

Je ne suis pas dépressive, je me réjoui souvent de mes petites victoires, du rire des autres, de la bonté humaine et de la beauté de ce qui nous entoure, mais les réseaux sociaux ont fait de moi quelqu’un de jaloux. Tout le monde se montre sous son meilleur jour mais au final cette façade n’est pas la réalité, pourquoi la montrer ?

Alors lorsque je rentre chez mes parents, dans mon village de 400 habitants avec des champs à perte de vue, des montagnes et des animaux, c’est là que je me dis que la vie est belle tant il y a de choses intéressantes à apprendre de cette nature. La nature il n’y a que ça de réel, de fort et de remarquable et il faut juste s’en inspirer chaque jour pour grandir, évoluer.

On ne peut jamais se lasser des merveilles de la nature, de l’origine des choses du monde et c’est devant elle que l’on s’aperçoit que notre passage est court et qu’il faut faire en sorte de laisser une trace positive devant et derrière soi.