Adulescence

J’en ai mangé des livres de développement personnel depuis l’adulescence, ce moment que j’appelle ainsi à cause de l’infime et surtout infâme frontière entre l’adolescence et l’âge adulte. Ce moment où tu commences à te poser bien des questions. Dans tous les bouquins que j’ai pu lire, où même des articles sur les blogs, les gens évoquait toujours leur propre négativité comme vecteur de négativité autour d’eux. J’y croyais pas trop à l’époque, je pensais surtout que l’être humain était scotché à sa poisse où à sa chance, un peu comme au loto quoi. En fait, depuis que mon cerveau se la joue un petit peu plus adulte qu’ado et que j’ai décidé de moins râler, je me suis aperçu que c’était pas vraiment le tirage au sort de la vie qui faisait de moi quelqu’un de positif. C’est le fait d’être déterminé à ne plus stagner dans la négativité, tout simplement. Bon, c’est pas facile tous les jours de la combattre tu t’en doutes. Tu peux le voir sur l’illustration que j’ai faite, mon petit démon improductif est toujours là des fois. Surtout quand j’ai mes règles.

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Je pensais avoir côtoyé pas mal de gens négatifs mais avec le recul, je me dis que c’était peut être moi qui ne ressentait que leur négativité et qui en retour les contaminait. La négativité c’est contagieux et c’est dur de lui faire la guerre. Aujourd’hui je suis d’avantage entourée de positivité. En fait ce n’est pas le bon mot « entouré ». La bonne phrase serait plutôt : Aujourd’hui, je remarque d’avantage les petites choses positives qui m’entourent. Et en plus je m’en nourris pour combattre les circonstances plus négatives, si c’est pas beau ça… C’est vrai, dès le moment où tu apprends à reconnaître l’éventualité d’une sphère meilleure dans toutes les situations du quotidien, tu prends la vie avec plus de légèreté. Ça ne veut pas dire que tu réfléchis plus mais que tu réfléchis mieux.

Se cacher derrière sa négativité c’est facile. Être positif, ça demande pas mal d’énergie, surtout quand t’as le moral dans les chaussettes. Contre le mental qui flanche, Lorie a trouvé le remède miracle et désormais je m’efforce de suivre ses pas dans la positive attitude.

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La nature, délicieuse thérapie

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D’aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours traversé des périodes de bien-être intense comme des phases de tourments profonds. Dans les deux cas, c’est toujours d’une extreme intensité que je vis ces transitions. Ces passages, c’est toujours en pleine nature que j’apprécie les vivre, loin des hommes, des transformations des hommes et plus proche du monde physique qui constitue notre réalité.

J’ai toujours eu peur de devenir folle, je me pose beaucoup de questions. Je me pose des questions sur la vie, je m’interroge sur mon propre fonctionnement, celui des autres, celui des plantes ou des animaux et aussi celui de l’univers en général. Mon cerveau ne s’arrête jamais, sans cesse en activité. Comme un volcan qui entre en éruption, mes questions deviennent trop présentes, trop assourdissantes et angoissantes et ma conscience est incapable de prendre le dessus sur elles. Ma conscience c’est un peu comme la Terre, elle subit cette nature vrombissante, ces pensées envahissantes.

Je ne suis pas de nature négative, j’ai beaucoup d’empathie. Lorsque mes collègues sont énervés, que mes parents sont un peu tristes où que mon copain est nerveux je le ressens. Je ressens les émotions des autres et je ne peux pas m’empêcher de les vivre. Je comprends les émotions des gens sauf que je ne peux pas m’en débarrasser, je les garde enfoui au fond de moi et je les peint sur ma propre réalité. Je me confond tellement avec les autres que cette empathie qui me ronge tellement, me pousse à m’éloigner des personnes néfastes, même si je les aime.

Je ne suis pas dépressive, je me réjoui souvent de mes petites victoires, du rire des autres, de la bonté humaine et de la beauté de ce qui nous entoure, mais les réseaux sociaux ont fait de moi quelqu’un de jaloux. Tout le monde se montre sous son meilleur jour mais au final cette façade n’est pas la réalité, pourquoi la montrer ?

Alors lorsque je rentre chez mes parents, dans mon village de 400 habitants avec des champs à perte de vue, des montagnes et des animaux, c’est là que je me dis que la vie est belle tant il y a de choses intéressantes à apprendre de cette nature. La nature il n’y a que ça de réel, de fort et de remarquable et il faut juste s’en inspirer chaque jour pour grandir, évoluer.

On ne peut jamais se lasser des merveilles de la nature, de l’origine des choses du monde et c’est devant elle que l’on s’aperçoit que notre passage est court et qu’il faut faire en sorte de laisser une trace positive devant et derrière soi.