Argentique & dos instantané

Après la poterie, aujourd’hui c’est photo !

En 2013, j’ai fais l’acquisition d’un Diana F+ (sans flash) sans m’y connaître particulièrement en argentique, je voulais juste… me lancer !

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Kécécé le Diana F+ ? À la toute base, le Diana F+ est un appareil argentique de la marque Lomography. Assez célèbre dans les années 60, il a connu un gros gros succès dans les années 90 et tout ce qui touche aux 90s, je ne peux qu’aimer. Mais (parce qu’il y a un mais) j’avais un peu délaissé l’appareil jusqu’à l’année dernière du fait que je n’avais pas vraiment d’endroits où développer mes photos, j’étais étudiante et quand je trouvais des boutiques capables de le faire c’était relativement cher. Mais (parce qu’il y a un autre maislorsqu’on m’a offert le dos instantané du Diana F+, je m’y suis mise à fond.

Le dos instantané c’est tout simplement un dos spécial qui vient se greffer au boitier. Il accueille des cartouches Instax Mini de Fujifilm et permet de faire des instantanés avec son Diana F+ à la manière des Polaroïds. Une fois que le dos est ajouté au boitier (certes l’appareil devient énorme), il suffit de faire les bons réglages et de déclencher de la même manière que lorsque le Diana F+ est « célibataire ».

Je n’y connaissais rien du tout en photographie et sachant que l’appareil est complètement manuel (les réglages sont à faire soi même) j’ai donc dû tout apprendre ! Pour ceux qui hésitent à se lancer ou qui ont un peu de mal avec leur Lomo, voici un petit récapitulatif (en même temps je révise ma leçon c’est pas mal). Pour info, j’ai un objectif 75mm et des pellicules Instax Mini à 400 ISO. C’est cadeau :

  • L’ouverture :

On sait tous que le principe de la photographie est de laisser entrer la lumière dans l’appareil photo, sur une surface sensible à la lumière : la pellicule.  L’ouverture est donc vraiment très importante en photo puisqu’elle détermine le diamètre d’ouverture du petit diaphragme qui va te permettre de laisser entrer la lumière. Je me réfère toujours à l’oeil pour ce cas précis. L’ouverture c’est le même principe que notre iris qui se dilate lorsque la lumière est faible et se contracte lorsque la lumière est plus forte. Pareil pour l’appareil photo, lorsque la lumière est faible, il va falloir donc dilater le diaphragme pour que la lumière puisse rentrer et au contraire contracter le diaphragme si la luminosité est forte afin de ne pas trop laisser entrer de lumière.

L’unité de mesure de l’ouverture s’exprime en « f/nombre ». Sur l’objectif du Diana F+, la gamme comporte les ouvertures f/8, f/11, f/16 et là où c’est bizarre (mais c’est comme ça) c’est que f/8 représente une plus grande ouverture que f/16.

A retenir : Plus le nombre qui suit f/ est grand, plus il y a une grande fermeture du diaphragme donc l’ouverture sera donc très petite !

Sur le Diana F+, ils ont été encore plus malins puisqu’ils nous ont simplifié la tâche et ils ont fait des petits dessins. Un gros nuage (f/8), un nuage avec un soleil (f/11), un soleil (f/16) et la lettre P qui correspond à Pinhole.

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C’est donc assez facile de comprendre qu’il faut choisir le nuage si t’es dans un endroit pas vraiment lumineux et le soleil si la lumière est au rendez-vous. Pinhole est comme son nom l’indique un trou d’épingle et signifie que la lumière va entrer par un tout petit petit trou. Il permet des effets super chouettes mais je ne l’ai pas encore testé. Je ferai probablement un autre article avec les différents réglages et ce qu’on obtient ensuite.

  • La vitesse d’exposition : 

Si l’ouverture correspond au laisser passer de la lumière, l’obturateur est la petite pièce qui s’ouvre pour justement laisser passer la lumière. Cette vitesse d’exposition va donc déterminer le temps de pose. On a donc la possibilité de figer un mouvement rapide si l’obturateur s’ouvre et se ferme rapidement et dans un autre cas de provoquer un flou de mouvement si l’obturateur s’ouvre plus lentement et longtemps.

Dans le cas du Diana F+, on a donc un choix à faire entre N et B.

  • Choisissez N lorsque vous shooter la journée et que la luminosité est plutôt bonne. Cela équivaut plus ou moins à ouvrir laisser entrer la lumière très rapidement.
  • Choisissez B lorsque la luminosité est plutôt basse (en intérieur ou à l’extérieur si il n’y a pas de soleil où encore la nuit). Cela vous permet de garder l’obturateur ouvert aussi longtemps que vous le souhaitez. Lorsque vous shooter sur B et donc que l’obturateur reste ouvert un certain laps de temps, il ne faudra donc pas bouger au risque de rendre votre photo bien trop floue. Vous pouvez utiliser un trépied pour être sûr. Lorsque je shoot en longue exposition (B), je m’accoude toujours à quelque chose histoire de ne pas trop trembler.

Voici quelques exemples histoire d’illustrer un peu plus ce que je viens d’expliquer :

Essai n°1 : 

Poterie2J’ai fais mes réglages pour shooter en intérieur avec une luminosité moyenne. J’ai réglé sur B tout en mettant l’ouverture sur « nuageux » car je trouvais qu’il faisait vraiment trop sombre. J’ai appuyé sur le déclencheur pendant environ 2 secondes histoire de bien laisser entrer la lumière. Sur la photo, on voit que mon choix pour le gros nuage n’était pas forcément victorieux, j’ai trop sous estimée le taux de luminosité et résultat : l’image est sur-exposée et floue.

Essai n°2 : PoterieToujours sur B, j’ai réglé mon ouverture sur « partiellement nuageux » et j’ai appuyé sur le déclencheur toujours pendant 2 secondes. Vous ne connaissez pas forcément mon garage mais je peux vous assurer que le cliché reflète parfaitement bien la luminosité qui s’y trouvait à ce moment là. Quelques fois c’est un tout petit détail qui fait que la photo peut être plus ou moins réussie.

Essai n°3 :

Mon doudouCette fois-ci j’ai réglé la vitesse d’obturation sur N car c’était en extérieur et la luminosité était particulièrement bonne. Je ne voulais donc pas trop laisser entrer la lumière au risque de sur-exposer comme l’exemple précédent. J’ai ensuite réglé l’ouverture sur le « ensoleillé » et appuyé puis relâché directement le déclencheur car pas besoin de laisser exposer lorsqu’on est sur N. Photo réussie !

 

Il reste un tout dernier réglage, le plus simple à comprendre :

  • La mise au point : 

Une fois que les deux premiers réglages sont faits, il suffit simplement d’estimer la distance qui se trouve entre votre appareil photo et votre sujet afin de régler la mise au point et éviter le flou sur ce dernier. Sur le Diana F+, il y a trois types de mise au point, on ne peut pas se tromper :

  • 1-2m : lorsque ton sujet se trouve entre 1 et 2m de ton appareil.
  • 2-4m : lorsque ton sujet se trouve entre 2 et 4m de ton appareil.
  • 4m – Infini : lorsque ton sujet se trouve à plus de 4m de ton appareil.

C’est très simple il suffit simplement de tourner la molette sur le réglage qu’il vous faut.

Par exemple sur ce cliché, j’ai fais mes réglages sur N + « ensoleillé » + une mise au point à plus de 4m car mon sujet se trouvait à plus de 4m de moi, à l’extérieur, avec une luminosité excellente !

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Sur ce cliché, j’ai fais mes réglages sur N + « partiellement nuageux » + une mise au point à entre 1-2m car mon sujet se trouvait à environ un mètre de moi, à l’extérieur, avec une luminosité pas super élevée.

Guigui

C’est comme tout, plus on s’exerce, plus on comprends le procédé et plus nos photos sont réussies. Il faut s’armer de patience car les échecs sont malheureusement nombreux au début. Sur une quarantaine d’instantanés, j’ai dû en raté plus de la moitié…

Quelques fois on ne fait pas exprès mais on obtient des effets plutôt sympa et lorsqu’on tente de les reproduire on n’y arrive pas ! C’est le jeu et c’est ça aussi qui rend nos photos bien plus authentiques qu’avec un numérique.

J’espère que j’ai aidé certains d’entre vous à se familiariser avec le Diana F+ et son dos instantané et pour les autres, n’hésitez pas à vous lancer !

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L’appareil photo jetable

Tout le monde né avant la fin des années 90 se souvient d’avoir utilisé au moins une fois dans sa vie un appareil photo jetable. Quand tu partais en voyage en étant petit, tes parents t’achetaient sûrement un jetable dans un supermarché et tu avais la lourde tâche de pas louper toutes les photos pour les montrer à tout le monde après. Tous rattrapés par le numérique, les reflex puis par la nouvelle mode des instantanés, je remarque que très peu de personnes utilisent encore le jetable. Spécimen bien à part, je l’utilise encore et je l’aime de toutes mes forces.

Tout ceux qui me côtoient me demandent pourquoi je continue d’utiliser ce petit appareil et j’aime bien m’expliquer sur celui que j’imagine malheureusement voué à la mort d’ici quelques années. J’ai appris qu’il n’y avait plus qu’un centre de développement en France, c’est dire si la mort est proche. Mais bon, je m’accroche et j’en profite.

D’abord, j’aime le temps qui s’écoule entre le moment ou j’ai pris la photo et le moment ou je vais chercher mes développements. Je suis tellement heureuse d’emmener mes pellicules que j’ai appris à être patiente et mieux apprécier les images que je capture. J’ai souvent de bonnes surprises mais des fois je me demande vraiment qu’est-ce qui m’as pris de prendre cette photo… Au quotidien, comme en vacances j’aime avoir au moins un jetable sur moi car j’ai l’impression que ce sont des moments d’avantage spontanés et uniques que je vais avoir envie de photographier.

Ensuite, je n’aime plus m’encombrer avec mon reflex, plusieurs objectifs, mon instantané et ma GoPro, du coup je choisi à tous les coups le jetable car il est léger, on peut le glisser dans la poche et en plus je n’ai jamais peur de l’abîmer. Il est facile à utiliser et je ne fais plus patienter mon mec à savoir si c’est bien cadré, si il y a assez de lumière où si la mise au point est bonne. J’appuie et on verra bien. Avec lui, je n’ai pas envie de faire de belles photos, ni de les comparer entre elles, j’ai juste envie d’immortaliser un moment unique grâce à un seul petit clique. Le jetable, je trouve, donne un côté plus artistique et authentique à la photo car elle n’a pas besoin de retouche pour être jolie.

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Volontés d’été

L’été reste de loin une de mes saisons préférées avec le printemps : du soleil, de la légèreté, plein de fruits et légumes, de la chaleur et la possibilité de passer ces week-ends dans les lacs avec l’excuse des 30° pour ne rien faire. L’été, je fais beaucoup plus de projets qu’en début d’année parce que j’ai l’impression de renaître à cette période. L’hiver me rend souvent toute triste, morose ou nostalgique, un peu comme le temps. Au printemps je recommence à prendre du poil de la bête pour être au top en été. Voici donc quelques unes des énergies que je déploie à l’arrivée de l’été !

 

Faire du sport en plein air

Les beaux jours me donnent envie de sortir, d’aller me balader et d’aller dans l’eau. Je n’aime pas trop rester allongée sur la plage et comme il y a beaucoup de lacs où de rivières à proximité de chez moi j’en profite pour faire du paddle et un peu de canoë le week-end. C’est tellement relaxant de se retrouver au milieu d’un lac avec uniquement le bruit de l’eau et du vent.

 

Faire plus de jardin

J’ai désormais quelques petites plantations sur mon balcon : plusieurs fraisiers, un framboisier et un plant de tomate. Mon objectif est dans un premier temps de les garder en vie et ensuite de les chouchouter pour qu’elles me fassent quelques petits fruits. Les framboises et les fraises ont déjà donné quelques fruits, je n’attends plus que la tomate !

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Vivre plus lentement

J’ai tendance à prévoir plein de choses, faire le maximum de projets possibles quitte à être carrément déçu lorsqu’ils ne se font pas où les annuler au dernier moment. Je déteste m’ennuyer, il faut toujours que je sois en train de faire ou planifier quelque chose et mon objectif avant fin 2017 c’est d’arriver à vivre plus lentement et apprécier lire un bouquin sur ma terrasse, prendre le temps de manger, de marcher, de contempler les détails…

 

Me remettre au chant et à la guitare

Je me suis racheté une guitare dernièrement et un de mes passe temps favoris quand j’étais au lycée c’était de composer des chansons et les chanter accompagnée de ma guitare. Je m’y remet tout doucement et c’est une activité qui me détend beaucoup et m’aide aussi à extérioriser ce que je ressens. Il faudrait que je prenne confiance en moi pour arriver à jouer devant mon copain mais pour l’instant c’est une chose que j’aime faire seule, c’est un peu mon petit repère personnel.

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Faire plus de photo

J’ai un peu abandonné la photo depuis que je travaille et j’ai de plus en plus envie de m’y remettre sérieusement. J’ai la possibilité d’emprunter de très bons appareils au boulot et en plus, le blog me donne envie de m’y remettre sérieusement alors cet été, je photographie !

 

Dessiner plus

Ca fait un bon de temps que je ne dessine plus trop alors que c’était ma passion quand j’étais plus jeune. Les études, le travail n’aident pas à conserver cette petite routine que j’avais alors cet été, je me suis dit que j’allais m’y remettre tout doucement.

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En vadrouille à la frontière Espagnole

La semaine dernière, c’était un long week-end de quatre jours avec le jeudi férié. Direction le sud chez un ami à Perpignan ! J’en ai profité pour visiter également Collioure et Gérone. C’était grandiose, les paysages étaient magnifique, il faisait chaud et pour mon plus grand bonheur il n’y avait pas encore trop de touristes !

Le premier jour, nous avons fait une randonnée de 4h en partant de Banyuls-Sur-Mer en direction du Col des Gascons. Il faisait très chaud, mais c’était une balade très agréable, au milieu des vignes, ou des cactus avec une très jolie vue sur la mer. Il y avait plein de papillons sur le chemin et nous sommes tombé sur une source d’eau fraîche qu’on ne peut pas louper au retour et qui nous a bien ravigoté !

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Le deuxième jour, c’était Collioure ! À une vingtaine de minutes en train de Perpignan, j’ai vraiment adoré cette jolie petite ville. Avec ces maisons plein de couleurs, de charmes et de vieilles pierres, Collioure est blindée de monde, mais en arrivant à 9h le matin j’ai pu profité du calme avant la cohue et c’était un moment parfait. Au programme : visite guidée du château royal et balade dans la ville en faisant régulièrement des stops pour apprécier la beauté des maisons et prendre quelques photos.

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Troisième journée direction Gérone, une ville Espagnole très chouette. Ces belles rues pavées, ces fortifications, ces églises… J’avais l’impression d’être dans une série historique et d’ailleurs j’ai appris que la cathédrale Sainte-Marie ainsi que d’autres recoins de la ville avaient servi de lieu de tournage pour Game of Thrones. En tout cas, on ressent beaucoup d’histoire et de vécu dans Gérone et ça lui donne beaucoup de charme.

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