Relaxée dans les transports

Je voue un sacré culte aux trajets dans les transports. À la différence des clichés « c’est quand qu’on arrive ? » ou des parents qui inventent toutes sortes de jeux pour faire passer le temps plus vite aux enfants, j’ai la plupart du temps trouvé que les trajets m’étaient mentalement bénéfiques. Je suis aussi consciente que dans le métro aux heures de pointe c’est pas la même histoire. Je me considère chanceuse de ce point de vue là car en Province les transports sont assez propices au calme.

J’ai pas mal écouté les gens se confier sur leurs propres tactiques pour méditer ou lu des bouquins de développement personnel qui tentent de t’apprendre comment faire. J’ai essayé en vain, de m’y mettre, pour me sentir plus zen, sans comprendre réellement ce que ça voulait dire. Que ce soit avec des applications dédiées, un coussin de relaxation, allongée dans mon lit ou assise sur un rocher au sommet d’une montagne, j’y arrivais pas. J’ai essayé de laisser venir mes pensées et mes émotions, histoire de les accepter, mais j’ai surtout eu l’impression qu’il se passe des choses autour de moi dont je ne peux pas faire abstraction. Un bruit, un besoin, un mouvement, une envie, une tâche oubliée, une poussière, un insecte… Un maudit détail va subitement se mettre à m’obséder. Du coup, j’ai lâché l’affaire depuis.

C’est très récemment que je me suis rendu compte qu’en train, en avion, en voiture, en vélo, en bus, en bateau ou en moto, peu importe le moyen de transport en fait, j’arrive à me relaxer. Il n’est pas vraiment question de sensation physique car je n’essaie pas de parcourir mes sensations corporelles à la loupe mais je laisse plutôt aller mon cerveau à rembobiner automatiquement une multitude d’instants de ma vie pour mieux comprendre les émotions que j’ai pu ressentir.

C’est ce perpétuel mouvement autour de moi, tantôt lent ou rapide en train, élevé et insaisissable en avion où répétitif en bateau qui me permet de penser à tout et n’importe quoi sans pour autant que je sois obsédée par l’une d’entre elle au point de sentir l’anxiété montée. C’est un moyen de transport qui m’emmène à une autre destination mais qui aussi me fait voyager dans mon propre cerveau. Le nez collé à la vitre de la voiture ou les cheveux au vent sur un vélo, voyager dans les transports me fait prendre conscience de certaines choses où me permet de me défaire de certaines pensées envahissantes et finalement font de moi quelqu’un de plus détendue.

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L’Islande

C’est en Islande que j’ai emmené mon homme pour ses premières vacances à l’étranger.

On est arrivé à l’aéroport de Keflavík un dimanche gris vers 23h. On a pris une des navettes mise à disposition par l’aéroport, gratuite et qui te dépose devant ton hébergement à Reykjavik. Le lendemain on voulait quand même se balader pour s’imprégner un peu de la capitale Islandaise avant de s’éloigner plus à l’Est. Nous avons donc passé deux jours à Reykjavik, le dimanche en arrivant et le samedi avant de repartir. On a tous les deux trouvé que c’était suffisant.

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Reykjavik est la capitale de l’Islande et la ville la plus peuplée avec un peu plus de 120 000 habitants. C’est une ville assez mignonne avec de jolies maisons colorées. J’ai trouvé les Islandais assez froids et plutôt tristes. Malgré le fait qu’ils soient classé dans le top des pays les plus heureux du monde, j’ai lu qu’ils étaient surtout bourrés d’anti-dépresseurs et avec le taux de suicide le plus élevé d’Europe. En tout cas, cette espèce de morosité, je l’ai bien ressenti. Si l’on se fie aux deux jours passé la bas, c’est un peu évident que tout le monde aie le cafard avec ce temps si gris. En tout cas, peut être que la tristesse à du bon car elle laisse s’exprimer les Islandais à travers l’art, notamment le street art, présent partout dans la ville et pour le coup vraiment fabuleux.

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Nous étions choqué de voir que la nourriture pouvait coûter si chère (28 euros un kebab quand même). On s’est fait plaisir dans un resto à la fin du séjour, chez Apotek, un petit resto en ville, mais le reste du temps on mangeais du pain de mie et du jambon qu’on avait acheté chez Bonus, la chaîne de magasin la moins chère.

Le lundi, après avoir récupéré notre petit berlingot tout équipé (lit, petit frigo, rangements, couvertures et sac de couchage, vaisselle, petites gourdes offertes…) on a filé vers le Cercle d’or. Il est déjà 19h et notre premier et dernier stop sera Þingvellir (ce drôle de Þ se prononce « th »). Le paysage marque en fait l’ouverture crée par la frontière entre les plaques tectoniques Nord-Américaine et Eurasiennes. On peut se balader au milieu de cette énorme faille et c’est assez époustouflant.

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Après une nuit au camping de Langarvatn (la douche est gratuite youpi) on continue en vers Geysir ou l’on se balade au milieu de petits ou grands geysers et surtout au milieu des touristes qui descendent des bus en masse. C’est assez impressionnant de voir des geysers d’aussi près. Strokkur, le geyser le plus grand jaillit environ toutes les 5 à 10 minutes environ et envoie de l’eau jusqu’à plus de 30 mètres, le phénomène est assez fou.

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On continue la route vers Gullfoss, une chute de 32 mètres assez originale puisque ses cascades sont en zigzag. Et mon dieu comme c’est grand. Un petit chemin est accessible pour avoir différents points de vues de la chute. Il y a une telle puissance qu’on est vite mouillé, même en étant quand même loin.

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A plusieurs reprises, on se rend compte qu’on est qu’à 1h30 de Reykjavik mais que les paysages ont déjà changé et que plus on avance vers l’Est, plus c’est époustouflant. Comme il ne fait jamais nuit à cette période de l’année et que la météo est assez stable, on hésite pas à s’arrêter dès qu’on remarque un petit coin sympa ou qu’on voit un petit panneau point d’intérêt sur la route.

On décide de descendre vers le Sud et d’aller voir le cratère Kerið, à 15km au nord de Selfoss. C’est un ancien volcan au cratère rempli d’eau turquoise. On peut faire le tour sur les bords du cratère et c’est assez intéressant de voir l’évolution de ce phénomène naturel.

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On continue la route vers l’Est pour rejoindre Seljalandsfoss et c’est là qu’on se dit que l’Islande c’est petit quand même. En fait c’est plutôt que chaque cascade, chaque petit bout de nature mériterait qu’on s’y arrête. C’était la première fois que je me baladais tout derrière des chutes aussi hautes et t’es quand même pas mal trempé puis t’as froid faut pas se mentir. Mais c’est beau. Et c’est là où Justin à marché donc bon…

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Le soir on a dormi au camping juste à côté de la chute et ce dont je me souviens c’est surtout que la douche et les toilettes étaient bien crades et qu’il y avait tellement de foule dans la cuisine le matin qu’on avait même pas la place pour faire chauffer l’eau de notre thé. Enfin bref. Du coup on est parti tôt et on a roulé que 30 minutes vers l’Est avant d’atterrir à Skógafoss (aussi sur le chemin de Justin, je suis trop fan j’y peux rien).

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Cette belle chute mesure quand même 60 m de haut, autant te dire que tu t’approches pas trop trop près. Mais c’est là que notre voyage à commencé à être intéressant. Sur le côté droit de la chute, t’as un petit escalier qui monte au sommet, un peu raide du coup t’es sûr qu’il n’y a pas tous les touristes qui grimpent. Ça t’amène à une petite plateforme ou tout le monde fait des selfies, mais si tu continues le chemin là ça vaut le coup. On a passé tout l’après-midi à se balader dans ses petits valons et remonter le cours d’eau. Les paysages sont dingues, on se croyait sur la lune. L’herbe est tellement verte, tout douce et molle que t’as envie de te rouler dedans. C’est super calme. Au loin, t’aperçois le volcan Eyjafjallakökull et là tu te dis « mais où est-ce que j’ai atterri nom de dieu ». T’as l’impression d’être au bout du monde et n’empêche que tu te sent vachement petit face à cette nature toute puissante.

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Toujours plus à l’Est, on à voulu faire une halte à Sólheimasandur pour voir l’épave d’avion échouée sur une immense plage. On a pas trouvé ça particulièrement exceptionnel et surtout le chemin est long pour y accéder : 8 km aller/retour sur une plage complètement plate et vide. On a donc poussé jusqu’à proximité de Vik i Myrdal où nous attendais la plage de sable noir entourée d’orgues basaltiques vraiment impressionnants.

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La partie la plus intéressante du voyage arrive, attention les yeux. En continuant toujours vers l’Est, sur la route 1, nous avons profité d’un petit burger à Kirkjubæjarklaustur, d’une bonne douche et d’une bonne nuit au camping pour être près à en prendre plein les yeux le lendemain. Levés tôt, on se prépare chaudement pour aller tout près du Vatnajökull, la plus grosse calotte glacière d’Islande. L’ambiance est vraiment inexplicable, plus on s’approche du glacier, plus l’air est glacial et le son est sourd. Cette langue du glacier n’est pas très jolie, sale et grise, alors on décide de continuer la route pour voir si c’est mieux plus loin.

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On n’a pas été déçu au lagoon Fjallsárlón. Là-bas, le paysage est magique, hors du temps et nous étions agréablement surpris de ne pas y voir beaucoup de touristes. Comme on voulait surtout en savoir plus sur ce glacier et ce lagoon, on a profité d’un petit tour en zodiac avec un guide pour sublimer cette partie du voyage. L’heure est grave, parce que le glacier recule d’années en années et c’est là-bas que tu met une image sur toutes les choses qu’on te rabâche sans arrêt sur le réchauffement climatique, la pollution, le tourisme de masse… Tu trouves rien d’autre à faire que de te taire, face au calme et à la puissance de ce lieu si dangereux. Lorsque le guide t’explique qu’il ne faut pas trop s’approcher du mur de glace avec le zodiac parce que si un bout de glace s’effrite, c’est pas toi qui gagne, tu comprends que la nature là bas elle rigole pas.

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Le mur de glace mesure près de 50 m de haut et ce qu’on voit au fond fait 1000 m.

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Retour plus à l’Ouest où nous faisons un stop au canyon fjaðrárgljúfur, peu fréquenté des touristes, peut être à cause de son nom légèrement difficile à prononcer et la route un peu caillouteuse à emprunter. Ce canyon vaut largement le détour et pendant qu’on marchait sur la crête du canyon, le vide était assez tentant.

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Il ne nous reste que deux jours en Islande alors retour encore plus à l’Ouest où on ne voulais absolument pas louper les sources d’eau chaude. Pas loin d’Hveragerði, on se chauffe la cuisse pendant 8 km avant d’arriver à une rivière chaude et là, nom d’un chien, tu comprends ce que le mot détente signifie. Il y a du monde, mais la rivière est assez longue pour ne pas te baigner collé serré avec une famille d’Américain et bien aménagé pour ne pas avoir à montrer tes fesses à tout le monde quand tu te changes. Le lieu est vraiment touristique, ça se voit aux infrastructures qui rende le lieu un peu moins primitif, mais quand t’as fait une longue marche et que tu te détend dans une eau chaude comme celle-là, tu ne penses plus à rien. C’est une autre histoire quand tu dois repartir pour 8 km de retour…

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Tu te baigne pas là dedans clairement, ça doit bien faire plus de 100 degrés.

Pour notre retour à Reykjavik, on voulait aller observer les animaux marins au lieu de faire comme tous les touristes qui les mangent au resto (oui on trouve du dauphin en sauce dans les restos Islandais, improbable). Le capitaine du bateau m’a tellement touché avec son discours et son amour pour ces grosse bêtes que j’ai passé les 3h en bateau avec des « oh » « waou » « oh non » « olala » et une nouvelle passion pour les baleines.

On a senti le feu et la glace, on a sali nos chaussures et mouillé nos cirés. On a côtoyé les moutons et les baleines, on a mangé du pain de mie assis dans un berlingot et on a dormi alors qu’il faisait jour. On y repensera longtemps à cette belle terre de contrastes.

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Une virée à Genova

Pour le week-end du 14 juillet, nous sommes allés passer 3 jours au nord de l’Italie. D’abord Gênes, puis Portofino et enfin Turin. C’était vraiment dépaysant et nous avons adoré !

Le vendredi direction Gênes ou nous avons réservé deux nuits dans un petit hôtel sympathique près de la gare, le Nuevo Nord. Il faisait très chaud à notre arrivée et nous n’avions pas vraiment planifié notre visite à l’avance. Nous avons donc découvert le centre ville de Gênes à pieds, avec un plan sous la main pour ne pas nous perdre. La ville est vraiment très jolie et l’architecture y est riche avec notamment des palais et des édifices religieux à foison !

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Le vieux port fait assez « costa brava » en Espagne. Ça n’enlève rien à son charme et c’est un endroit très vivant et super agréable pour s’y promener et y manger le soir (et aussi pour aller jeter un oeil aux nombreux yachts amarrés qui font rêver) !

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Une journée à Genève

Ce dimanche, il faisait un peu gris dehors alors avec mon mec on est parti passer la journée à Genève, en Suisse !

Coup de coeur pour la vieille ville : très jolie, avec ces petites rues, son calme et ses jolies boutiques. Au final, on a pas mal marché, on s’est perdu, on a pris des chemins au hasard et aux détours de ces petites rues piétonnes, ses grandes allées imposantes ou son port très agréable, on a beaucoup aimé cette petite visite éclair à Genève.

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Le port et ses alentours sont aussi très mignon et parfais pour une balade tranquille le long du Lac Léman.

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